lundi 8 mars 2010, par Jean-Paul Desimpelaere
Qu’est-ce qui peut être amélioré au Tibet ? Où y a-t-il un point faible ? La région compte un demi-million des personnes « en trop » comme force de travail. Cela représente presque un cinquième de la population. Ce n’est pas que ces gens n’ont rien à faire, mais ils n’ont pas assez à faire. De plus ils sont peu ou pas qualifiés, travailleurs superflus dans l’agriculture ou l’élevage. Les tibétains ont une scolarité qui dure en moyenne 6 ans, contre 8,5 ans de moyenne nationale chinoise. Le gouvernement s’attaque maintenant à cela à un tempo accéléré. La formation, l’instruction de cent, deux cents mille personnes est organisée dans des domaines tels que l’électricité, la construction, la culture maraîchère, le tourisme et la production artisanale. De nouveaux programmes sont mis en route pour les diplômés des écoles supérieures et les techniciens. Chaque année, de 2009 à 2013, 120 diplômés tibétains pourront suivre une année de spécialisation à l’intérieur de la Chine. De nouvelles bourses sont prévues pour cela, agréées par le Conseil d’État, le cabinet ministériel de la Chine. Il s’agit de formations spécialisées en enseignement, soins de santé, recherche scientifique et en économie. Parallèlement, il y a un appel du Parti Communiste Chinois à sponsoriser de partout dans le pays les écoles du Tibet. Ceci a entre-autres résulté dans l’envoi aux écoles primaires et secondaires tibétaines de 3000 ordinateurs, avec lesquels le Tibet dispose maintenant de plus d’ordinateurs dans l’enseignement que la Belgique : à peu près un pour dix élèves.
Une école dans un village dans l’Est du Tibet, lors d’un arrêt "spontané" (vraiment !!), subsidié en matériel par une autre province chinoise.