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De l’intolérance bouddhiste

jeudi 21 mai 2009

Nous voudrions vous faire part de notre indignation face à l’activisme dalaïste (groupes pro-indépendance du Tibet) qui rôde en nos contrées occidentales. Par trois fois cette année, nos conférences et cours ont été soudainement annulés par les organisateurs à qui « nous avions été dénoncés » (termes explicitement usités !) par la gente dalaïste. Les organisateurs de nos interventions, curieusement tous en connexion étroite avec notre noble « gauche engagée » (proches du PS, des Laïcs, et même du PCF !) ont pris peur devant les menaces de troubles que nos opinions auraient pu causer en leurs demeures. Il est vrai que plusieurs de nos conférences se sont terminées dans des crises de larmes ou d’hystérie de la part du public (mais c’était parmi les verts bio !). Nous sommes particulièrement scandalisés (mais finalement peu étonné) que dans un pays, ou une Europe, que l’on dit de « libre pensée » et de « libre expression », une opinion différente de la « norme » puisse devenir un délit « à dénoncer ».

Le sujet de notre délit ?

1. le fait que nous nous prononcions contre l’indépendance du Tibet, et ce en avançant des arguments historiques et géopolitiques.

Pour beaucoup d’occidentaux, cela nous range automatiquement dans le « camp des prochinois » et nous donne une image que le « tout un chacun » interprète comme agressive, répressive, voire violente. C’est, à l’évidence, un manque de raisonnement qui frise le ridicule, mais cela n’a pas l’air d’inquiéter grand monde, pas même la majorité de nos intellectuels de gauche (socialistes, verts, progressistes, et autres). Cependant, ce qui nous paraît encore plus dérangeant est que, en raison de notre réflexion politique, nous soyons accusé de menacer l’intégrité du peuple tibétain, voire de l’attaquer ! Or nos travaux ne concernent que le développement du Tibet et de ses habitants ; y ayant circulé à de nombreuses reprises ces dernières années (depuis 1991), nous faisons part de ce que nous y observons. Cependant nous soutenons, avec arguments à l’appui, que dans la situation actuelle, le développement du Tibet ne passe pas par son indépendance. En effet, l’indépendance du Tibet signe inévitablement l’éclatement de la Chine : elle entraînera avec elle celle du XinJiang, puis celles de la Mongolie et de la Mandchourie, suivies de l’isolement d’une Chine rabougrie autour de son bassin central. Pour l’Occident, cela ferait d’une pierre deux coups : fin du socialisme en Asie et ouverture du gigantesque marché chinois à nos multinationales. C’est exactement ce à quoi prétendent les puissances occidentales qui voient dans la fulgurante ascension de l’économie chinoise un spectre d’envergure, dirigé par un système politique et social encore plus dérangeant et auquel nos dirigeants n’osent pas même réfléchir. Nous pensons que les Tibétains seraient les premiers touchés par le paupérisme qu’entraînerait inévitablement cette « révolution orange » à la sauce aigre-douce.

2. le fait que nous expliquions, avec preuves à l’appui, le rôle politique particulièrement répressif que le clergé bouddhiste a exercé sur plus de 95% des Tibétains (serfs et esclaves), pendant un millénaire. Ces faits ne sont pas nouveaux, mais ils sont systématiquement tus ou minimisés par les dalaïstes, or l’institution bouddhique du Tibet fut une des plus scandaleusement intolérante, cruelle, arrogante, usurpatrice, et de plus, défendant une religion polythéiste et dogmatique. De nombreux historiens ont mis à jour les exactions du haut clergé bouddhiste au Tibet, mais cela ne semble pas toucher outre mesure notre gente bien pensante qui n’y voit qu’affres d’un lointain passé révolu. Faut-il rappeler que parmi les relations proches de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama (l’actuel !) se comptent Pinochet, G.W.Bush, Jean-Paul II, Haider, Serrano, pour ne citer que les plus illustres. Faut-il rappeler que Sa Sainteté le DL, à l’instar de l’autre Sainteté, celle du Vatican, condamne indifféremment l’homosexualité, l’avortement, le suicide et l’euthanasie ? Faut-il rappeler d’où viennent les moyens financiers qui permettent aux centres du bouddhisme tibétain de s’installer en contrées occidentales, qui dans des châteaux, qui dans d’immenses domaines privés, qui dans d’anciennes chartreuses, etc. ? Faut-il rappeler le « contrat » conclu entre le gouvernement américain et le DL, dès avant son exil de 1959, qui a fait de lui le pion orange des américains dans une partie d’échec qui se joue essentiellement entre les USA et la Chine, et où les Tibétains ne sont que des figurants de seconde zone ?

3. le fait que nous démystifions la « bouddhomania » occidentale en démontrant, entre autres, que le bouddhisme est une religion de salut comme toute autre. Or le DL et ses lamas, judicieusement répartis en Occident, ne cessent de nous répéter que le bouddhisme n’est pas une religion, mais une philosophie de vie, une méthode pour trouver le bonheur, etc. Au final, peu nous importe qu’il soit une religion ou non (bien que nous n’adhérions à aucune religion), mais nous dénonçons le discours du DL qui associe consciemment et consciencieusement le bouddhisme tibétain au dharma (enseignement originel du bouddha), et ce depuis qu’il s’est lancé dans une vaste campagne de marketing défendant les couleurs d’un Tibet indépendant (fin des années septante). Bien sûr, le bouddhisme tibétain est porteur du dharma, comme toutes les autres écoles bouddhistes (osons l’espérer !), mais il est aussi et surtout le bouddhisme qui s’est le plus éloigné du dharma. Pourquoi le DL s’y est-il pris de cette manière ?... parce qu’à cette époque de marasme idéologique, nos intellectuels étaient certes prêts à avaler et digérer une « philosophie de vie » ou un « athéisme qui embrasse l’absolu », mais non une religion, et encore moins une institution religieuse dont les déviances s’avéraient encore plus profondes que celles du clergé chrétien. Le DL, qui avait conclu un accord tacite avec les américains, se devait de réunir la gente bien pensante de l’Occident autour de l’idée de l’indépendance du Tibet. Assimiler le dharma au bouddhisme tibétain allait séduire bon nombre d’intellectuels. De plus, cela renforçait l’image charismatique du DL, image du roi- père responsable de son peuple torturé et disséminé, image d’un roi-dieu déchu de son trône et chassé par les horribles diables rouges à queue fourchue (du PCC, bien sûr). C’est un archétype qui a fonctionné à merveille et qui, depuis cinquante ans, éveille la compassion dans l’inconscient de nos intellectuels. Apparemment, c’en est resté à leur inconscient : dès qu’on ose toucher aux clichés concernant le bouddhisme et le Tibet, on se fait taper sur les doigts, voire insulter, menacer, expulser !

Notre travail déplait et dérange. [1] Nous en sommes désolés ; devrons-nous nous excuser d’avoir une opinion différente de ce qui est séant de dire et de penser ? Notre travail déplait et dérange simplement parce que nous avons choisi comme position de départ de constater la réalité actuelle : le Tibet est une province chinoise, devenue une des cinq Régions Autonomes de la Chine en 1965. Partant de ce constat, il nous a paru peu intéressant de tergiverser à propos de faits historiques, toujours sujets à interprétation (l’Histoire est encore une science humaine, peu exacte à l’heure actuelle !... voyez par exemple les diverses interprétations concernant les Croisades) ; nous ne les avons cependant pas évité et les avons développé longuement dans nos travaux . Plusieurs historiens et tibétologues en Occident avancent des interprétations historiques comme des faits indiscutables et, dès lors, se perdent dans des discours ethniques jugés par eux éthiques. Quant à nous, il nous a semblé plus intéressant de mettre momentanément entre parenthèses les discussions à propos de l’Histoire, et d’étudier les différentes réactions suscitées par le « conflit sino-tibétain » : réactions des Tibétains, des Chinois et des Occidentaux.

1. Réactions des Tibétains, mais de quels Tibétains parlons-nous ? S’agit-il des six millions de Tibétains vivant en Chine ou des 120.000 Tibétains vivant hors de Chine ? Leurs réactions sont bien différentes. Les six millions de Tibétains vivant en Chine ne désirent certainement pas revoir le clergé bouddhiste se réinstaller au pouvoir, même si une majorité d’entre eux seraient heureux du retour du DL comme représentant religieux. Ils considèrent toutefois que l’agitation autour de la question de l’indépendance du Tibet leur est nuisible ; ils la ressentent comme un sujet d’inquiétude car leurs préoccupations immédiates sont d’ordre social et économique et, actuellement, leur développement dépend du gouvernement local tibétain et du gouvernement central chinois. Tandis que la communauté tibétaine en exil, soit environ 120.000 personnes issues majoritairement des classes dirigeantes de l’ancien Tibet (haut clergé et noblesse marchande) est d’un tout autre avis, bien que actuellement cet avis soit divisé. Pour les uns, qui suivent en cela le DL, la revendication d’une indépendance radicale est prématurée et ils optent plutôt pour une « autonomie poussée » (mais si on analyse de plus près ce que cela signifie, on ne voit pas très bien la différence avec une indépendance réelle) grâce à des méthodes pacifistes. Les autres, faisant partie pour la plupart de générations plus jeunes, revendiquent une indépendance radicale et n’écartent pas la possibilité de prendre les armes contre la Chine. En tout cas, tous sont d’accord pour exercer leurs revendications non pas sur la province tibétaine (ou Région Autonome), mais sur ce qu’ils appellent le « Grand Tibet », soit une surface double de la province tibétaine, ou un quart de la Chine.

2. Réactions des Chinois, mais de quels Chinois parlons-nous ? Les Chinois « de la rue » ne s’intéressent guère à la question tibétaine. Par contre, la masse de plus en plus imposante d’universitaires et d’intellectuels soutient le gouvernement chinois. Le gouvernement chinois est radicalement fermé à toute discussion à propos de l’indépendance du Tibet et ne veut entendre aucun discours séparatiste. Ce n’est pas nouveau… déjà en 1911, SunYaTsen, en proclamant l’avènement de le République chinoise, a dit que la force de la Chine viendrait de l’unité de ses cinq nationalités : les Han, les Mandchous, les Mongols, les Ouïgours et les Tibétains, qui devraient rester soudées comme les cinq doigts d’une main. Pour la Chine, le Tibet a été annexé à la Chine lors de la dynastie mongole des Yuan au 13ème, et est devenu une des 18 provinces de la Chine sous la dynastie mandchoue des Qing au 18ème. Depuis lors, le Tibet n’a pas changé de statut et ce n’est certainement pas sous la pression des américains qu’il en changera.

3. Réactions des Occidentaux, mais de quels Occidentaux parlons-nous ? « Monsieur et Madame Tout le Monde » n’ont cure de la question tibétaine, tout comme les Chinois. Par contre, les intellectuels ont un avis assez tranché sur la question mais, bizarrement, un avis identique à celui des médias. Il est pourtant connu de notre gente intellectuelle que les médias ne font qu’obéir aux exigences du marché et, en général, la gauche est la première à dénoncer ces « chiens de garde ». Rien que le fait que les médias divulguent, depuis cinquante ans, les mêmes infos sur le sujet, sans une once de nuances ou de remise en question, devrait leur mettre la puce à l’oreille : ne s’agit-il pas d’une manipulation de l’opinion publique (une de plus) ? Même chose pour les gouvernements occidentaux : ils ne font qu’obéir aux exigences du marché, mais faut-il pour autant classer nos dirigeants parmi les « intellectuels » ?

Notre travail n’est certes pas très apprécié en Occident, et ce pour plusieurs raisons : nous ne nous limitons pas à mettre en lumière un nœud géostratégique de portée internationale, mais nous touchons à une zone sensible des « convertis au bouddhisme », celle où le domaine public se mêle au domaine privé dans un flou pas toujours artistique. Une portion non négligeable de notre classe moyennement fortunée et relativement bien pensante a fait sienne le bouddhisme comme chemin spirituel, soit. Mais il se fait que, simultanément, elle a épousé la cause tibétaine sans même s’en rendre compte, c’est-à-dire sans analyse politique, puisque l’élan spirituel était son guide… et c’est exactement ce qui était visé par le marketing dalaïste ! Ce que nous dénonçons, c’est l’utilisation politique que fait le DL (et ses lamas éclairés) de sa religion. Il se présente comme un être éminemment spirituel, il présente le bouddhisme tibétain comme profondément spirituel, il présente les Tibétains comme un peuple baigné de spiritualité, or tout cela est faux, bien entendu (il faut vraiment être naïf ou idiot pour croire qu’un Tibétain est plus ou moins spirituel qu’un pygmée, qu’un auvergnat ou qu’un bruxellois !). En outre, si le DL rajoute plusieurs couches de sérotonine à sa spiritualité, ce n’est même pas dans le but de soutenir les Tibétains ou de défendre le Tibet, non, c’est pour justifier un conflit beaucoup plus vaste qui se trame entre l’Occident et la Chine. Lorsque nous mettons cet enjeu politique et économique à nu dans nos conférences et que nous montrons l’implication du DL, c’est le tollé : comment ose-t-on confondre la « spiritualité pure » qui émane du saint personnage et des intrigues financières de haut niveau ? C’est pourquoi, régulièrement, nous sommes censurés et pointés du doigt comme des « terroristes de la pensée bouddhiste », des « vilipendeurs de la cause tibétaine », des « spécialistes autoproclamés qui ne s’intéressent au Tibet que pour mettre en avant leur propre idéologie », etc. !

Restez vigilants, chers amis, vous ne vous doutez pas à qui vous avez affaire !… heureusement, il existe une liste des suspects, rangés par ordre alphabétique, où nous avons l’honneur de figurer aux côtés de Michael Parenti (sociologue américain), Jean-Luc Mélenchon (sénateur français), Danielle Bleitrach (sociologue communiste), Michel Collon (journaliste indépendant), Domenico Lesurdo (philosophe qui n’a pas sa langue en poche, enfin un !), etc. [2] Cela fait plaisir de n’être pas tout seuls ! Aurons-nous bientôt aussi notre nom dans le très saint Kalachakra (un des textes fondamentaux du bouddhisme tibétain), au même titre que les pires ennemis de la « Bonne Doctrine » (entendez, le bouddhisme, bien sûr) ? Sont cités dans le texte, à éliminer d’emblée : « Adam, Hénoc, Abraham, Moïse, Jésus, Mani, Mohamed et Mathani » [3] . Certes, nous voilà bien entourés ! Mais, tout cela ne prête-t-il pas à sourire ?... ou à pleurer de honte devant tant de bêtise ?… En tout cas, cela nous fait dire haut et fort que, loin de la tolérance et de l’esprit libre-exaministe, signes distinctifs du bouddhisme du bouddha (le dharma), le clergé du bouddhisme tibétain, suivi par les mouvements pro-indépendance du Tibet, exercent une censure sévère dès que l’on touche aux limites permises de l’histoire du Tibet, de son clergé, de son dalaï et de ses trompettes.

Notes

[1] En français : « Histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants », El. Martens, L’Harmattan 2007 ; « Tibet, au-delà de l’illusion », J-P. Desimpelaere, El. Martens, Aden 2009 ;www.tibetdoc.eu. En néerlandais : « Tibet, het land van roepers », J-P.Desimpelaere, Epo, à paraître en 2009 ; http://infortibet.skynetblogs.be

[2] www.tibet-doc.org/vigilance : remarquez que l’adresse du site, créé plus récemment que le nôtre, ressemble à s’y méprendre au nôtre (www.tibetdoc.eu), à un tiret près !

[3] Banerjee B., « Kalachakra-tantra », Calcutta 1985

8 Messages de forum

  • De l’intolérance bouddhiste

    23 mai 2009 05:13, par alain

    Bonjour,

    aucune surprise à cette censure puisque ces personnes ont été élevées sur la base d’un dogme de supériorité où eux seuls font croire qu’ils détiennent la vérité.

    Ils étaient les seuls à savoir lire et écrire et utilisent aujourd’hui bien mieux les médias que n’importe quel politique et ce n’est pas peu dire.

    En France, on DOIT être majoritairement bien-pensant, c’est à dire dans le sens de ce qu’écrivent les médias sinon, gare au bâton.

    Un certain nombre de Français ne veulent pas connaître la vérité pas plus que sur les exactions des autres religions, surtout quand c’est la leur. La récente affaire des enfants torturés et violés en Irlande pendant près de soixante en est un exemple.

    Si demain, la Chine devient incontournable, ces mêmes Français se détourneront de leurs anciens amis Dalaïste sans aucun remord, c’est également une habitude Française.

    Il faut donc continuer le combat, même sic celui-ci semble parfois se dérouler àa armes inégales.

    Bonne continuation et laissez braire les vaches.

    Voir en ligne : Ce n’est pas une surprise

    • De l’intolérance bouddhiste 23 mai 2009 10:17, par alain

      Le site dont vous parlez et dont le nom est un plagiat de celui-ci, sans doute par manque d’imagination, est assez explicite de la mentalité de ces personnes et de ce qu’attend les Tibétains dans le cas d’un hypothétique retour aux affaires : J’avais en effet un certain nombre de question à poser à ces anonymes experts tibétains mais pas plus que leurs coordonnées on ne peut trouver le moyen de poster quoi que ce soit car il faut être enregistré mais rien ne le permet. Il s’agit donc d’un cercle très fermé de propagandistes virtuels qui bien que disant détenir la vérité sont incapables de soutenir un débat ; ce n’est pas une surprise, mais une confirmation. Même une recherche sur le « Whois » ne donne aucun résultat, étant prêt à payer un supplément pour être anonymes.

      Un bel exemple de démocratie promise face à une histoire bien réelle où la théocratie régnait en maître.

      Un site à visiter pour comprendre ce que ces gens là disent, mais font dans la réalité.

      Voir en ligne : http://www.refletsdechine.com

      • La guerre médiathique 23 mai 2009 20:50, par Jean-Paul Desimpelaere

        Le site « tibet-doc.org » a été crée après le notre (tibetdoc.eu). D’autres sites similaires des "free Tibet" se créent régulièrement avec plus ou moins la même dénomination que les sites chinois ou que d’autres sites "non free Tibet", par ex. TibetInfoNet.net (à Londres et financé par la NED = gouvernement américain pour des opérations non-violentes, les violentes étant réservées à la CIA) au lieu de tibetinfor.cn (site chinois). Il y a plusieurs exemples comme ça. La guerre médiatique essaie de noyer les voix pro-chinoises. Sur la liste des "mauvais experts" de la page "vigilance" de « tibet-doc.org » figurent quelques personnes qui ne sont pas du tout "pro-chinois" : Zizek, Hutin, Pose, Trimondi. Mais ils ont "osé" critiquer le dalaï-lama. Du coup : inquisition ! Le site est complètement anonyme, sans organisation, sans adresse. Ce site ne parle pas que du Tibet, mais aussi de la nécessité de l’indépendance du Turkestan (= province chinoise du Xinjiang, contenant du pétrole et du gaz). Le dalaï-lama a rejoint ce "concert". Depuis 2 ans il mentionne aussi le "Turkestan" comme "culturellement anéanti". Le chef d’orchestre = le gouvernement américain, via la NED, qui finance aussi bien les Tibétains séparatistes que ceux du Xinjiang. Le site prend comme références en anglais : Voice of America, Radio Free Asia (USA), China Digitaltimes(USA) et TibetInfoNet (London), tous financés par le gouvernement américain via la NED.

        Conclusion : je crois sincèrement que ce site a reçu un staff bien payé (avec deux ou trois français, un anglais et quelques américains), soumis régulièrement à des séances de formation en vu de contrer "l’éveil" de la conscience anti-dalaïste. Nous croyons aussi que les "troupes de choc" (l’intimidation par mail ou téléphone à la veille de conférences anti-dalaïstes) s’effectue à distance et que finalement ils n’envoient qu’un ou deux "activistes de choc" sur place (ce qui était le cas à Montpellier, proche d’un centre important de "pro-Tibétains", situé sur le plateau du Larzac. Généralement, lors de nos conférences, nous sentons qu’un questionnement à propos du rôle du dalaï-lama s’installe chez une bonne partie des participants. De là, la panique d’un site comme "Vigilance". Un petit vent d’est commence à faire tourner le drapeau, ce qui fait dire « Vigilance » : "La question tibétaine a inspiré depuis quelque temps des commentaires de la part de personnes plus ou moins autorisées". Faut-il une « autorisation » pour penser et s’exprimer ?

        • La guerre médiathique 2 juin 2009 08:59, par Christian Pose
          Bonjour Jean-Paul, je viens de lire "votre"... je devrais plutôt dire "ta" remarque si tu permets, le tutoiement étant naturellement inscrit dans le tempérament des moyens de l’urgence et des luttes. Je suis d’accords depuis longtemps avec tes propos et ceux d’Elisabeth, et je les soutiens sur linked222. Je viens du reste de faire le lien en "une" avec "De l’intolérance bouddhiste" ; j’en partage tous les points. J’ajouterai cependant à ta remarque de bas de page que je suis bien pro-chinois, pro-peuple/culture chinois(e) - je vis pourtant au Japon, comme quoi - et critique, comme beaucoup, du PCC exploitant le mode de production capitaliste tout aussi autoritairement, homicidement et liberticidement que les occidentaux/orientaux, que les élites tibétaines que nous combattons chacuns sur des fronts différents ; mon front étant marxo-décroissant et chrétien ; ce dernier, au regard de la sévère "leçon tibétaine" n’allant pas sans l’autre. Mon "pro chinois", si tu permets encore, relève d’une double approche pratique (expérience monastique cuisante Inde/France) et théorique du bouddhisme tibétain et du servage par un choix militant des théories et des expertises (afin d’échapper à mon propre arbitraire)... Je prendrai du reste au tout début de mon enquête théorique, il y a quelques années, Yuan Sha comme base d’étude élémentaire et de présentation du despotisme tibétain - les britanniques et les américains, finalement, ne feront pas moins à Oxford ou à Cornell ; Yuan Sha prétendu "part maudite" en France bien qu’accessible et étudié depuis des années au Centre d’Etudes Himalayennes du C.N.R.S (CEH) de Villejuif... CNRS, comme tous les centres de recherche, investi par toutes les têtes couronnées tibétaines... Je partage également, à une autre échelle sans doute, le régime de provocations auquel toi et Elisabeth êtes soumis ; ce depuis que je suis entré en dissidence anti dalaï et anti bouddhisme (fait religieux) institutionnel dans le contexte si particulier de la globalisation ; il est, par les rencontres des acteurs et de tout un chacun - confronté à la vague tibétaine globalisée, pénétrant, cynique, provoquant et ne désarme jamais... Il est bien le fruit d’une "guerre psychologique perpétuelle" que la crise et les enjeux actuels favorisent et renforcent ; une guerre couteuse, opportuniste, qui se traduit au final par une somme incalculable d’intrigues, de menaces, de calomnies, de dénonciations, d’accusations. Ce régime de provocations et de violence (civile, policière et militaire) entretient des acteurs très particuliers. Je relève chez ces acteurs trois qualités essentielles : attentisme, professionnalisme, collaborationnisme, des bases sur lesquelles il serait bon d’insister ; en fait les qualités de ces protagonistes du dharma institutionnalisé ne sont pas moins évidentes que celles du banquier privé en période d’occupation. J’ai également essuyé de nombreux affronts directs infligés par ces "lamas/disciples-monde" - intimidations physiques, insultes (e-mails/communications téléphoniques), tentatives d’infiltration/récupération de mon site web, chaque fois pour détruire mes bases les plus intimes : amis, familles, relations essentielles ou indispensables. Nous sommes rendus, disent-ils, au temps "des mauvais experts", soit, relevons le défi... Bien solidairement C.Pose

          Voir en ligne : La guerre médiathique

  • De l’intolérance bouddhiste

    25 mai 2009 14:37

    Hors piste 25/05/2009

    Qui sont les poissons dans le bocal ? Qui a mis les poissons dans le bocal ? Qui croit à cette histoire de poissons et de bocal ? Pré-jugés, archétypes et clichés : constellations hygiéniques de l’opinion publique. Comme des satellites de l’éthique, ils nous enseignent la bonne façon d’aimer, d’éduquer ou de penser. Nos libertés se sont fossilisées dans la crainte de la différence. Tout le monde se tait et se lamente en silence. Libre de mimer les attitudes d’un citoyen aux bonnes habitudes emballées, plastifiées, prêtes à consommer.Libre de s’exprimer ! Libre penseur, rends-toi devant l’écran, ouvre la bouche et apprends. S’il te plaît, réfléchis sans faire d’ombre aux images, ça dérange le spectateur qui enrage. Laisse la réflexion aux spécialistes et aligne-toi. Tu prends des risques en faisant du hors piste, pourquoi ? Il y a assez de généralités en rayon pour satisfaire toute la population. « J’ai raison » crie le monde avec passion, chacun à son rythme, chacun à son poste, chacun avec sa conviction hurle sans raison. Libre penseur, tu ripostes armé de ton téléviseur mais ta parole est nouée aux frasques de ton armée. Libre penseur, es-tu libre de tes humeurs ? Libre penseur, tu vis seul dans un rêve de candeur et ta parole est niée comme une erreur dans l’odyssée. Libre censeur, d’où te viennent tes pensées ?

    copyrigt

  • De l’intolérance bouddhiste

    28 mai 2009 23:43, par el gigi

    L’Histoire, les grands, les petits, dominés, exploités...etc... Le Tibet, temple détruit, moines assasinés...etc... Religion bafouée, détournée, culture décimée. 1001 Mantra destinés au bonheur des êtres, 1001 dieux destinés à trancher l’illusion fondamentale existant en chaque être qu’il y a moi-cela et une relation entre les 2. Entre le temporel et le spirituel, bataille éternelle. Lumière de l’esprit, essentiellement compassion. Et du corps, essentiellement dans la volition. Des opinions multiples et infinies. A la vérité, une et unique. Le Tibet était une des dernières cavernes d’Ali Baba aux 1001 trésors spirituels. Aujourd’hui dispersé aux 4 vents et 4 directions. Selon mon analyse, le Tibet et ses maîtres ou sages, s’est répandu à travers le monde.Sa popularité, orchestration médiatique ? Ni le Coran, ni la Torah, ni la Bible n’offre de messages aussi clairs que ceux des 1000 Chants de Milarepa, ou du Précieux Ornement de la Libération, et j’en passe. Je ne mets nullement le Dharma d’interprétation tibétaine ( ou le Véhicule du Diamant) sur un pied d’estale. Chaque tradition, comprise en sa forme et son fond, et sans exception, mène de l’apparence au coeur et à l’essence de la vie. L’arrivée de l’Orient et de sa sagesse, en Occident, vers le début des années 50, avec les maîtres du Yoga, du Zen, ou du Vajrayana, ont contribué en Occident à redynamiser la Quête de sens. A remettre de l’esprit là ou il n’y avait plus que matière, et si je lis Marx et Proudhon, et Illich, et Ellul...pensée féconde et précise et juste et inspirante,issu du raisonnement. Je ne puis que reconnaitre l’immense supériorité de ces Livres et écrits qui ouvrent et font entrevoir ce que sont l’Eternel et l’Infini. Et ce par l’expérience, le vécu. Et bien mal m’en prend de me dire que ce ne sont que des ignards et ces chinois, et ces américains et ces européens ou qui qu’ils soient, et également les lamas, les prêtres, les imams, les gurus bref, n’importe quel quidam qui en acte, en parole ou en pensée génère la haine, la confusion, la compétition, la destruction, et ignore cette vérité profonde que l’Homme est fils de la Nature et de l’Univers, sans me tromper aucunement en cela, pensons à l’air que l’on respire et au soleil qui donne la vie, de cette chance qui est notre de vivre et que plutot que de la célébrer dans le respect on la fout en l’air pour des conneries d’lingots et d’avoirs aux îles Caïmans... Tout cela n’a rien d’absurde, et cette bassesse n’est que trop compréhensible...

    " Celui qui est habité par la Soif, même une pluie d’or ne pourrait l’étancher."

    Mensonges ou Vérité, lorsque l’on se connaîtra soi même par dela dogmes et théories, en expérience directe et prise de conscience profonde alors, surement, l’Histoire qui est lutte prendra fin. Car la Paix règnera entre chacun. Douce utopie ? et l’on peut rire, même, mais tout bien considèré, je ne vois rien d’autre qui puisse être possible. Car il est bel et bien là, le coeur du problème. La méconnaissance de soi.

  • De l’intolérance bouddhiste

    3 juin 2009 18:35

    Bonjour, je suis assez néophyte sur le sujet, mais j’essaye de comprendre, je sais que nous sommes dans un monde de désinformation, donc qui croire ?? on va pas tous devenir parano, mais après tout qu’est ce qui nous en empeche ? bref le tibet est une culture à part entière, et sans parler d’indépendance, pourquoi ne pas parler d’autonomie, on reproche aux moines tibétains des exactions, perso je pense pas que nos curés pretres fanatiques du 16 eme et 17 eme siecle avaient grand choses à envier et pour ce qui est de la spoliation des biens par l église, je crois qu on a de leçon à donner à personne, maintenant regardant la réalité c’est à dire aujourd hui, est ce qu on ce pose la question de savoir ce qu a apporté l afflux massif de chinois au tibet ? est ce qu on a proposé aux tibétains ( le peuple ) de s exprimer ? non alors que l on dises ceci ou celà, tout ca n’est que fadaise, il serai temps de poser la question au peuple tibétains, de savoir ce qu il veut et qu il puisse y répondre en toute quiétude et non avec inquiètude, voir tout simplement qu on arrete de penser pour lui, on pense trop pour les autres sur cette planete, laissons aux gens la possibilité de faire ce qu ils veulent de leur vies

    signé chevalier athos

    • De l’intolérance bouddhiste 17 juin 2009 23:08, par Melvreau

      Qui croire ?

      Quelques pistes :
      - Les sites qui présentent des faits concrets, pas des combats d’idées
      - Les sites qui présentent des témoignages, c’est très difficile de fournir des témoignages à partir de rien
      - Les sites ou le débat est riche, pas ceux ou l’information est uni-latérale
      - Les sites pacifiés, pas ceux ou règne l’agressivité

      Cela dit il y a des choses intéressantes sur tibetdoc, merci pour cette vision assez manichéenne (en fait en une seule dimension), donc facilement accessible du bouddhisme, mais ensuite il faut quand même la projeter sur un espace enrichi et là, c’est une autre histoir !


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