samedi 12 février 2011, par Jean-Paul Desimpelaere
L’empereur Qianlong a été un grand bâtisseur de temples dans toute la Chine, également dans des régions peuplées de Tibétains. Mais le temple Zhao Miao se trouve donc à Pékin et devait servir aux panchen-lamas. Les dalaï-lamas séjournaient dans le « temple lama des lamas/temple Yonghe » de Pékin, mieux connu à ce jour (le métro s’arrête en dessous).

Vue sur Pékin d’en haut d’une pagode
Le temple Zhao Miao se trouve dans les collines de l’ouest, non loin de la ville. Ces collines de l’ouest (Xi Shan) forment aujourd’hui un parc public très étendu. (ligne de métro 1, terminus ouest, Pingguoyuan, et vous n’en êtes plus très loin).
Le complexe de temples a en grande partie été détruit. Non, pas pendant la Révolution Culturelle chinoise, mais en deux phases : en 1860 par les troupes franco-anglaises et plus encore en 1900 par une armée de huit puissances européennes, dont la Belgique. L’Europe voulait alors mettre à genoux la dynastie Qing pour obtenir plus de concessions de libre-échange (lisez exploitation coloniale) en Chine. C’étaient des « expéditions punitives » contre les « Chinois désobéissants ». Tout ce à quoi un temple tibétain peut bien servir...

Qu’en reste-il maintenant ? Un imposant portique vernis, quelques beaux bas-reliefs, deux pagodes, une énorme tablette en pierre avec des inscriptions en quatre langues : mandchou, han, tibétain et mongole. Un témoin silencieux mais colossal d’un empire multiculturel.
Budget alloué à la restauration : 5 millions d’euros.

