mardi 10 mars 2009
Un désert le long du Fleuve Jaune
Dans le Gannan, un département autonome tibétain situé au sud-ouest de la province du Gansu, l’étendue d’herbe recule sérieusement. C’est la même histoire qu’ailleurs sur le plateau : trop d’habitants et trop d’animaux y vivent. Depuis 1953, le nombre des uns et des autres a plus que doublé. A côté de cela, le climat devient plus chaud et plus sec. De toute la région des sources du Fleuve Jaune, c’est le département du Gannan qui fournit la moitié de l’eau. Mais en trente ans, le débit de l’eau a chuté d’un quart. On a ainsi vu apparaître une dune de sable de 220 km le long du fleuve, ce qui représente la moitié de la longueur totale du fleuve dans ce département.
juste "un peu" de neige (photo octobre 2008)
De bergers à fermiers Dans un petit village situé à 200 km de la petite ville de Bamda, là où se trouve le terrain d’aviation civil le plus haut du monde (4300 m), vivent 38 familles. Ces familles de bergers se sont aujourd’hui reconverties en fermiers. Les pâturages aux alentours s’étaient cette dernière décennie fort appauvris à cause du nombre toujours croissant d’animaux et du climat devenu plus aride. Les autorités ont encouragé la pratique de l’horticulture et ont offert de l’argent pour la construction d’une serre par famille. La récolte de légumes a bien démarré. Quelques champs servent à la culture de pommes de terre. L’orge était déjà cultivée auparavant. Les familles n’ont pas complètement abandonné l’élevage de bestiaux, mais les troupeaux deviennent plus petits. Un nouveau projet est lancé, e.a. celui de la culture de graminées qui va permettre de régénérer les prairies. Une superficie pilote de 67 ha y est consacrée.
L’Everest se réchauffe Une étude réalisée par des géologues chinois, parue dans le « Journal of Geographic Sciences », Volume 16, 3, montre que la région située autour de l’Everest au Tibet, se réchauffe plus vite que le réchauffement moyen dans le reste du monde : 0,3° C par décennie (contre 0,15° C dans le reste du monde). Ceci démontre que les territoires situés à haute altitude sont plus sensibles au réchauffement.