lundi 9 février 2009, par Jean-Paul Desimpelaere
Ces deux phrases pourraient être tirées d’un pamphlet rédigé par un groupe « Free Tibet » qui accuse les Chinois d’engendrer des catastrophes écologiques au Tibet. Remplacez le mot « indigène » par « Chinois », et nous y sommes ! Mais cette citation date de 1921 ; elle vient d’un livre d’Alexandra David-Neel, ethnologue de renommée internationale. Dans cet extrait, elle parle d’une région située dans la province du Gansu (au nord-est du Haut Plateau), où vivent aussi des Tibétains. Les « indigènes » qu’elle décrit sont bel et bien des Tibétains. Et pourquoi abattaient-ils des arbres ? Pour leur usage personnel, cela va sans dire, mais aussi pour en faire du charbon de bois qu’ils vendaient comme combustible aux musulmans Hui et aux Chinois Han qui vivaient dans les régions agricoles en plus basse altitude. Mais pourquoi du charbon de bois, me demanderez-vous encore ? Eh bien, parce qu’il est impossible de faire naviguer des troncs d’arbres sur les tumultueuses rivières du Tibet. Alexandra David-Neel écrit encore ceci : « Des sapins géants, les bûcherons font maladroitement de la petite braise dont la moitié s’effrite et demeure sur place ».
le "flanc est" actuellement, du moins un fragment. En bas : petite centrale électrique, hydraulique. Il n’y a pas de "grands barrages" au Tibet, ni dans les régions limitrophes. Il existe beaucoup de "petites centrales"